Un diagnostic précoce s'avère déterminant
dans la vie d’une personne atteinte
de la maladie d’Alzheimer


« La Société Alzheimer du Canada profite du mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer pour encourager la population à faire face à la maladie et à consulter dès que les premiers signes apparaissent.

Une enquête a démontré que nombreux sont les Canadiens qui confondent les symptômes de la maladie avec le vieillissement normal. L’étude montre que près de 50% d’entre eux ont vécu pendant un an ou plus avec ces symptômes avant de consulter et même que 16 % ont attendu deux ans.

Selon l’étude, les gens croient à tort que ces symptômes sont simplement ceux du vieillissement et ne les prennent pas au sérieux. Bon nombre ne voient donc pas la nécessité de consulter ou plus simplement refusent de consulter à moins que les symptômes s’aggravent ou qu’ils soient permanents.

On prévoit que ce trouble du cerveau affectera 1,1 million de Canadiens au cours des 25 prochaines années. S’il n’existe actuellement aucun remède, un traitement pourrait cependant en ralentir l’évolution. » *

Lire la suite >


L’évaluation clinique de l’aptitude en psychogériatrie


A) Le paradigme... respect de l’autonomie vs besoin de protection

Encore aujourd’hui, les valeurs sociétales au Québec font tendre les milieux de soins, autant médicaux que psychosociaux, à hésiter entre le droit à l’autonomie et la protection des personnes âgées vulnérables. Néanmoins, nous savons qu’une personne atteinte d’un syndrome démentiel n’est pas « automatiquement inapte » et qu’un diagnostic de démence ne constitue jamais le critère unique d’inaptitude.

B) Le consentement aux soins

Le législateur rappelle que « nul ne peut être soumis sans son consentement à des soins, qu’elle qu’en soit la nature, qu’il s’agisse d’examens, de prélèvements, de traitements ou de toutes autres interventions, sauf en cas d’urgence et pour les soins d’hygiène ». Ce consentement doit être libre et éclairé, à savoir que toutes décisions puissent être prises en dehors de toute influence ou contrainte indue et que toutes les informations ont été fournies au majeur.

Devant une telle prérogative, et pour mener à bien l’exercice diagnostique d’une maladie démentielle gériatrique, il sera nécessaire que la personne concernée consente à se soumettre aux examens prescrits. Et, dans le cas « d’un refus catégorique », il faudra sans doute s’interroger sur « l’aptitude à consentir aux soins » de cette personne. Un préjugé consiste à croire qu’un majeur reconnu inapte à s’occuper de lui-même et à gérer ses biens devient par le fait même inapte à consentir ou à refuser un soin.

Lire la suite >



témoignage