Préambule
La démence est l’une des maladies qui suscitent la plus grande crainte auprès de
la population. En raison du vieillissement accéléré de la population, la maladie
d’Alzheimer et autres atteintes apparentées atteindront des proportions alarmantes.
« Les coûts engendrés par ces maladies auront un effet dévastateur sur l’économie
mondiale et les systèmes de santé, sans parler des personnes atteintes et de leur
famille » (Dr William Thies, Chief Medical
and Scientific Officer, Alzheimer’s Association, USA, juillet 2000).
Des données de plus en plus préoccupantes…
En 200En 2006, les données de l’Institut de la statistique du Québec indiquaient que 14.3%
de la population est âgée de 65 ans et plus. En Montérégie, ce phénomène démographique
est d’autant plus manifeste. Les MRC de Brome-Missisquoi, Beauharnois-Valleyfield,
Haute-Yamaska, Bas Richelieu, Haut Saint-Laurent, les Maskoutains et Longueuil comptent
une population de personnes âgées de 65 ans et plus dépassant les 13% (13% - 17%).
Par contre, les MRC de Vaudreuil-Soulanges, Lajemmerais, Roussillon et Vallée-du-Richelieu
accueillent une population plus jeune, la proportion de personnes âgées de 65 et
plus s’élevant à 9.9%, 7.6%, 10.8% et 10.3% respectivement.
La prévalence de la démence augmente avec l’âge. Près de 50% des personnes âgées
de 85 ans et plus vivant dans la communauté souffrent d’une forme ou l’autre de
troubles cognitifs. En 1998, les conclusions de la Conférence canadienne de consensus
sur la démence rappelait que près de 250,000 personnes en étaient atteintes au Canada
et que ce nombre devrait tripler d’ici 2030. Sa prévalence était alors évaluée à
10% chez les aînés de 65 ans et plus et son incidence à près de 40% chez les personnes
très âgées (Patterson et al. 1999). En 2006, cette prévalence s’élevait à 13% chez
les personnes âgées de 64 à 74 ans et à 43% chez les 75 ans et plus (Chertkow et
al., 2007). La maladie d’Alzheimer, pathologie complexe, demeure la cause la plus
fréquente et constitue près de 60% de toutes les maladies démentifiantes (1% chez
les 65-74 ans, 6% chez les 75-84 et 26% chez les 85 ans et plus). Au Canada, l’incidence
de la démence était évaluée en 2007 à 16 / 1000 / année. En 2006, 176,800 personnes
âgées de 65 ans et plus résidaient sur le territoire de la Montérégie pour une incidence
de plus de 3360 nouveaux cas par année, soit près de 10 nouveaux cas par jour par
année.
L’importance du dépistage précoce des maladies démentielles
Dès 1999, Patterson et al. soulignaient que la probabilité d’un dépistage positif
d’un déclin cognitif était plus élevée chez les personnes âgées qui consultent régulièrement
leur médecin. Ils rapportaient également que « les valeurs de sensibilité et de
spécificité des épreuves brèves d’examen mental ne sont pas suffisantes pour qu’elles
soient d’une quelconque utilité ». Considérant une sensibilité moyenne du MMSE de
83% et une spécificité de 82%, le taux de résultats faux-positifs chez les 65 à
74 ans peut atteindre 93%. Dartigues et al. (2001) mentionnent l’importance d’évaluer
sans délai les plaintes de « pertes de mémoire » chez la personne âgée, particulièrement
lorsqu’elles sont corroborées par l’entourage. Selon les milieux cliniques, les
diagnostics de démence sont « manqués » ou retardés dans 25 à 90% des cas. La plus
grande partie concerne l’identification des personnes présentant des signes plus
légers de déficits cognitifs ou un déclin cognitif inaugural d’une maladie démentielle.
L’âge étant le principal facteur de risque de démence, Buschke et al. (1999) recommandaient
qu’un examen de dépistage du déclin cognitif soit pratiqué annuellement chez la
personne âgée de 75 ans et plus. Il faut entendre par «dépistage positif» la détection
non équivoque de troubles cognitifs incompatibles avec le vieillissement normal.
Des épreuves brèves et sensibles d’examen cognitif gériatrique sont disponibles,
notamment le Cogmed (version française du GPCOG téléchargeable
ici), le Pecpa-VB ou le MoCa (www.mocatest.org).
Aux États-Unis, Freund et al. réitéraient en 2006 les déficiences du réseau américain
de la santé dans sa capacité à reconnaître précocement les maladies démentielles.
En complémentarité avec les milieux médicaux et universitaires, la fondation Alzheimer
américaine (FAA) implante ainsi en 2007 un réseau national de centres permanents
et itinérants de dépistage du déclin cognitif gériatrique. En 2008, la FAA publie
un mémoire montrant que les maladies démentielles demeurent toujours sous-diagnostiquées
en médecine générale et par voie de conséquence sous-traitées (www.nationalmemoryscreening.org).
La fondation rappelle que lorsque ces maladies sont dépistées, rares sont les prises
en charge interdisciplinaires où l’accent est orienté vers un contrôle optimal de
la comorbidité.
Rappelons que les principaux avantages du dépistage précoce des démences en clinique de la mémoire sont leur accessibilité croissante, et dans bien des cas, la souplesse de leurs méthodes. Une consultation en clinique de la mémoire permet:
- de réassurer la personne et ses proche-aidants lorsque le dépistage d’un trouble
cognitif est négatif ou explicable par d’autres causes;
- d’identifier et d’éliminer une cause réversible;
- d’initier sans délai les traitements de la démence et de la comorbidité;
- de caractériser un « trouble cognitif léger (MCI) » et d’assurer le suivi du risque
de conversion vers une maladie démentielle;
- de discriminer un déficit cognitif cliniquement significatif d’une démence à présentation
affective (dépression);
- de planifier et mettre en oeuvre les mesures pertinentes pouvant simplifier le quotidien,
sécuriser les opérations financières, prévenir les main mises frauduleuses, organiser
les déplacements et les périodes de répit aux proche-aidants;
- de permettre à la personne atteinte d’une maladie démentielle à un stade précoce
et qui demeure compétente de voir à l’auto-détermination de ses volontés, à les
exprimer et les faire-valoir;
- de prévenir les complications comorbides de la démence;
- de différer l’institutionnalisation.
Trouble cognitif léger et démence
Le trouble cognitif léger (TCL) ou “Mild Cognitive Impairment” (MCI) réfère au concept
prodromique ou “pré-clinique” d’une démence, particulièrement de la maladie d’Alzheimer
(période transitionnelle pré-Alzheimer). Inversement proportionnelle à la scolarité,
sa prévalence augmente avec l’âge. Elle est évaluée à 11% chez les personnes âgées
entre 65 et 74 ans, 24% entre 75 et 84 ans et 30% après l’âge de 85 ans (Graham
et al., 1997). Les personnes qui témoignent d’un TCL se voient cinq fois plus à
risque de développer une maladie d’Alzheimer sur une période de cinq ans.
Le TCL se présente fréquemment par une symptomatologie d’appel de plainte mnésique
corroborée par l’entourage, objectivée par un examen cognitif approprié, sans retentissement
significatif sur les activités de la vie quotidienne (Peterson et al., 1999). Le
trouble amnésique isolé en est souvent le principal symptôme cognitif. En 2004,
Peterson et al. ont proposé une classification du TCL par sous-types cognitifs (voir
la figure 1) à
laquelle est associée des
trajectoires cliniques probables. Le modèle propose une approche dichotomique
où le TCL se manifeste par un trouble cognitif (isolé ou non) distinct d’un déficit
amnésique (par exemple, le symptôme d’appel pourrait être un “trouble isolé du langage”).
La variante “multidomaine”, quant à elle, est celle où d’autres déficits cognitifs
sont présents. Il est à noter que le sous-type du “trouble amnésique isolé” demeure
le plus prévalent.
Le TCL étant associé à un risque élevé de conversion vers la maladie d’Alzheimer
(MA), le médecin devra pouvoir distinguer la plainte mnésique liée à une variante
extrême du vieillissement cognitif normal de celle prodromale d’une maladie démentielle
ou associée à une psychopathologie (Peterson, 2003). Ce risque est estimé à 12%
par année sur une période de 5 ans (6 à 25% sur 5 ans, 80% des TCL sont convertis
en MA après 80 ans). Les auteurs des recommandations du dernier consensus canadien
sur la démence (Chertkow et al., 2007) signalaient qu’elle “est généralement précédée
d’un prodrome reconnaissable d’atteinte cognitive légère”...”les médecins doivent
être au courant de l’existence de ce prodrome et de son haut taux de conversion
vers la démence”. De plus, un TCL associé à une symptomatologie anxieuse, de “méfiance”
ou de “suspicion” s’avère plus à risque de conversion.
Le TCL représente donc une cible importante du dépistage précoce des maladies démentielles.
Le cas échéant, la reconnaissance d’une conversion permettra de pouvoir poser un
diagnostic et d’initier les traitements opportuns. Dans l’état actuel de la recherche,
le traitement du TCL s’établit par une prise en charge optimale de la comorbidité
(Chertkow et al., 2007). La figure 2
décrit une conduite à tenir face à un TCL.
Les troubles de la mémoire et les AVC silencieux
Selon une étude réalisée à l’Université Columbia de New-York, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) de petite taille et non détectés pourraient constituer l’une des principales causes des déficits de la mémoire. Se révélant fréquemment asymptomatiques, ils peuvent passer inaperçus. On les dit alors « silencieux ». Ces mini-AVC peuvent se produire dès l’âge de 30 ans et une personne sur trois en serait victime à chaque année à partir de l’âge de 70 ans. Les principaux facteurs de risque sont l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, le diabète ainsi qu’un taux de cholestérol sanguin élevé. Les dégâts qu’ils causent, même en petites quantités, sont irréversibles. Au fil du temps, leurs effets cumulatifs sur le fonctionnement cognitif deviennent évidents.
Au cours de cette étude, près de 650 sujets sains, hommes et femmes et âgés en moyenne de 79 ans ont été soumis à différentes épreuves notamment une exploration cérébrale par résonance magnétique et des tests de mémoire, de langage, de vitesse de traitement de l’information et de perception visuelle. Une proportion de 26 % des participants présentaient des signes évidents de la survenue d’AVC silencieux et se sont révélés moins performants aux différents tests.
Prise en charge conjointe de la comorbidité démentielle
Dans certaines situations, le dépistage, diagnostic et traitement de la démence
peuvent s’avérer un exercice relativement simple mais la prise en charge exhaustive
de la comorbidité chez une personne présentant des déficits cognitifs représente,
par contre, un exercice quelques fois laborieux en médecine générale.
Typiquement, une personne âgée atteinte d’une démence plus évoluée ne dispose plus
des ressources cognitives nécessaires au maintien autonome de sa condition de santé.
De plus, les programmes dits «traditionnels» de suivi des maladies chroniques tels
l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies pulmonaires se montrent mal
adaptés aux personnes souffrant de déficits cognitifs en raison des exigences de
responsabilisation inhérente à la démarche de soin. En outre, celles qui ne bénéficient
pas d’un réseau d’aide ou de soutien proximal témoigneront d’un risque plus élevé
d’épisodes de soin (Boerson, 1999).
Il a été démontré que le traitement de la comorbidité réduit la vulnérabilité et
la sévérité des incapacités circonstancielles (Mendez et al. 1992). Dans certains
cas, l’hétérogénéité des évolutions démentielles peut être tributaire d’une variance
du contrôle de la comorbidité (Doraiswany et al., 2002). Schubert et al. (2006)
indiquent que les personnes âgées atteintes de démence et suivies régulièrement
par leur médecin de famille consomment en moyenne cinq médicaments quotidiennement
pour traiter au moins trois maladies chroniques concomitantes. Près de 50% de ces
patients sont exposés à une médication anticholinergique «contre-indiquée» et 20%
à au moins une médication psychotrope (neuroleptique, anxiolytique ou antidépressive).
Une non-adhérence ou toute erreur non intentionnelle dans la prise de la médication
pourrait entraîner des complications qu’il faudra fréquemment traiter en milieu
hospitalier. Les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer les plus fréquemment
hospitalisées comptent au moins sept comorbidités, particulièrement les maladies
cardio-vasculaires, le diabète et les troubles génito-urinaires.
Comorbidité de la démence et vulnérabilité
Le cadre conceptuel de la vulnérabilité chez les personnes atteintes de démence
s’inscrit dans une considération médicopsychosociale (V-MPS) et se définit comme
une série de conditions qui surviennent lorsque les capacités cognitives nécessaires
pour soutenir les activités fonctionnelles, sociales et médicales courantes sont
significativement compromises par rapport à une population du même âge. Les personnes
âgées atteintes d’une maladie démentielle “les moins vulnérables” sont celles qui
bénéficient d’une prise en charge complète de la comorbidité médicopsychosociale.
À cette fin, Launer et Whitner (2009) n’hésitent pas à recommander de procéder tôt
et régulièrement à un dépistage de la démence chez toutes les personnes diabétiques
et hypertendues âgées de plus de 65 ans. Coolican (2009) conseille même de pratiquer
un dépistage des facteurs de risque vasculaires chez tous les patients âgés présentant
un TCL. De telles recommandations appellent à une modification de la pratique médicale
de première ligne.
Une première version d’un protocole d’évaluation de cette vulnérabilité (V-MPS)
est actuellement disponible (le PEV-MPS; Taillefer et Boudreault, en préparation).
Il permet d’établir un index quantitatif de vulnérabilité s’exprimant sur une valeur
nominale de 50 points (Intervalles d’index V1, V2, ou V3, ce dernier étant le plus
faible). Ce score s’est avéré un bon indicateur du niveau de prise en charge nécessaire
des conditions de vulnérabilité. Ce protocole examine les indicateurs suivants :
- Complications psychologiques et comportementales (dépression, désordre de l’humeur,
agitation, agressivité, apathie…);
- Delirium itératifs;
- Risque de chute;
- Sécurité à domicile;
- Incontinences;
- Déficits visuels et auditifs;
- Hospitalisations ou visites à la salle d’urgence fréquentes;
- Fardeau et risque d’épuisement des proche-aidants;
- Adhérence à la médication et optimisation de la pharmacopée;
- Effets secondaires de la médication et conflits synergiques;
- Aptitude clinique et légale à gérer, consentir et contracter.
Quand faut-il référer en clinique gériatrique de la mémoire ?
En pratique, Dalziel (2009) considère qu’il y a indication de référer en clinique
de la mémoire toutes personnes âgées de 65 ans et plus qui présenteraient l’un ou
l’autre des signaux d’alerte présentés dans le tableau suivant :
| Signaux d’alerte justifiant une référence en clinique gériatrique de la mémoire ( ≥ 3 indicateurs positifs ) |
- Un résultat sous la moyenne pour l’âge et la scolarité à une épreuve brève d’examen
cognitif (MMSE, CogMed, PecpaVB, MoCa...);
- Un bilan métabolique sans particularité;
- Plus de deux hospitalisations ou visites à la salle d’urgence dans les 12 derniers
mois;
- Une histoire de delirium, d’épisode de confusion ou de “délire” dans les 12 derniers
mois;
- Troubles de mémoire persistents, corroborés par un proche;
- Évidences d’une réduction des interactions sociales;
- Épisodes de changements brusques ou inhabituels de l’humeur corroborés par un proche;
- Évidences de difficultés aux activités de la vie quotidienne corroborées par un
proche;
- Évidences d’une négligence de l’hygiène corporelle ou de l’habillement;
- Difficultés de langage;
- Piètre adhérence à la médication corroborée par un proche;
- Histoire d’incidents de conduite automobile (accidents, dommages, contraventions...)
corroborée par un proche.
|
Adapté par D. Taillefer d’après Dalziel (2009).
L’adoption d’une conduite de dépistage ciblé chez les personnes âgées à haut risque
de démence est supportée par l’American Academy of Neurology. L’auteur rappelle que
le médecin doit également demeurer perplexe devant un premier épisode paranoïde,
délirant ou de la lignée dépressive après l’âge de 70 ans chez une personne sans
antécédents psychiatriques. Une telle symptomatologie de novo pourrait occulter
une maladie démentielle en installation.
Les médecins trouveront une section qui leur est réservée sur le présent site qui
propose un protocole d’exclusion à réaliser préalablement à une référence en clinique
gériatrique de la mémoire.
Une méthodologie émergente de prise en charge
Constitué en 2009, le Réseau des cliniques gériatriques de la mémoire (RCCGM) a pour
mission d’offrir à la population et au réseau de la santé une approche pragmatique du
dépistage précoce et de la prise en charge des maladies démentielles et autres atteintes
cognitives liées au vieillissement. Ses membres ont choisi de consacrer une partie de
leur temps au RCCGM et détiennent une solide expertise de l’évaluation et du traitement
du trouble cognitif gériatrique. Ils privilégient une vision forte de la diffusion d’outils,
de l’échange d’expertise, du transfert des connaissances et de la promotion des tâches
partagées. Pour toute personne âgée dirigée au RCCGM, le référent, le médecin traitant,
les proche-aidants ou les partenaires communautaires et du réseau de la santé ont accès
à une banque documentaire de guides des meilleures pratiques afin de soutenir leur
intervention. D’autres mécanismes technologiques de communication et de transmission de
l’information assurent par ailleurs une liaison constante entre les différents partenaires
ainsi que l’échange constant d’expertise.
Outre le dépistage et le traitement précoce des maladies démentielles, la méthodologie
proposée par le RCCGM vise également à prévenir et gérer la comorbidité médicopsychosociale
dans toute sa globalité. La
figure 3 illustre une trajectoire-type par protocoles cliniques
hiérarchisés dans laquelle une personne dépistée pourrait être intégrée. En étroite
concertation avec le médecin traitant, du diagnostic au courtage de soins et services
conjoints, la prise en charge se veut pro-active et partagée.
En conclusion
Actuellement, outre de pouvoir ralentir l’histoire naturelle de certaines maladies
démentielles, les traitements dits “symptomatiques” (memantine et inhibiteurs de
l’acétylcholinestérase) ont des effets cognitifs positifs chez la majorité des personnes
atteintes, particulièrement au niveau d’un rehaussement des compétences exécutives,
de l’attention-concentration et de l’autonomie fonctionnelle. Ces effets sont d’autant
plus probants que le traitement est initié tôt. La recherche reste active et annonce
des développements prometteurs. Rappelons qu’en 2009 près de 70 molécules sont à
l’étude dont 8 ont atteint les phases cliniques humaines.
Consensuellement, la littérature supporte le constat qu’un déclin cognitif et fonctionnel
d’étiologie démentielle n’est pas mutuellement exclusif à sa comorbidité et en demeure,
à toutes fins pratiques, indissociable. Un traitement robuste des maladies coexistentes
peut réduire ce déclin et bonifier la qualité de vie de la personne atteinte. En
outre, au-delà du traitement anti-démentiel, la gestion des conditions comorbides
faisant appel aux meilleures pratiques disponibles demeure la pierre angulaire de
la réduction du coût humain et sociétal des maladies démentielles dans le contexte
d’une population vieillissante.
Références
Boersma, F. et al. (1999). Survival in a population-based cohort of dementia patients:
predictors and causes of mortality. Int. J. Geriat. Psychiatry, 14, 748-53.
Borson et al. (2007). Implementing routine screening of older adults in primary
care: process and impact on physician behaviour. J. Gen Intern Med, 22(6),
811-817.
Boudreault, D., Taillefer, D., Sauvé, M., Lefèvre, A. (2008). Réseau de services
intégrés pour le dépistage et le suivi systématique des personnes âgées en perte
d’autonomie cognitive du grand Suroît. Rapport final. Ministère de la santé
et des services sociaux. Québec.
Boustani et al. (2003). Screening for Dementia in Primary care: a summary of the
evidence for the US Department of Health and Human Services. Ann Intern Med, 138(11),
927-937.
Brayne et al. (2007). Dementia Screening in Primary Care. Is it Time ? JAMA, 298,
20, 2409-2420.
Brodaty, H. et al. (2002). The GPCOG: A New Screening Test for Dementia Designed
for General Practice. JAGS, 50, 530-534.
Buschke et al. (1999). Screening for Dementia with memory impairment screen. Neurology,
52(2), 231-238.
Chertkow et al. (2007). Third Canadian Consensus Conference on the Diagnosis and
Treatment of Dementia 2006. Alzheimer’s & Dementia, 3, 262-452.
Coolican, P. J. (2009). Recherche clinique et médecine familiale: Vas-Cog 2009.
Revue canadienne de la maladie d’Alzheimer et autres démences, 12, 3, 14-16.
Dalziel, W., B. (2009). Dépistage ciblé de la démence. Revue canadienne de la maladie
d’Alzheimer et autres démences, 12, 3, 8-12.
Dartigues, J.F., Helmer, C., Letenneur, L. (2001). Épidémiologie des démences. Gérontologie
et Société. 97, 75-90.
Freund, B. (2006). Office-based evaluation of the older adult. JAGS, 54(12),
1943-1944.
Groupe de travail de l’Étude canadienne sur la santé et le vieillissement: Méthodes
d’étude et prévalence de la démence (2004) Journal de l’Association médicale canadienne,
150, 899-913.
Kergoat, M-J., Légaré, J. (2007). Aspects démographiques et épidémiologiques du vieillissement
au Québec. Dans Précis pratique de gériatrie, Arcand & Hébert.
Launer, L., Whitner, R. (2009). Novel biomarkers of Dementia: Adipose tissue and
glycemic influences. Vas-Cog 2009. Singapour.
Lucca et al. (2009). Risk of dementia continues to rise in the oldest old: The Monzino
80-plus Study. Alzheimer’s and Dementia, 5 (4), P381.
Mendez M. F. et al. (1992), Clinically diagnosed Alzheimer disease: neuropathologic
findings in 650 cases. Alzheimers Dis Assoc Disord.,6, 35–43.
Patterson et al. (1999). Le traitement de la démence. Conclusions de la Conférence
canadienne de consensus sur la démence. CMAJ, Suppl.12, 160, SF1-SF18.
Petersen, R.C., Smith, G.E., Waring, S.C., Ivnik, R.J., Tangalos, E.G., Kokmen,
E. (1999). Mild cognitive impairment: clinical characterization and outcome. Archives
of Neurology, 56, 303-308.
Peterson, R.C. (2003). Mild Cognitive Impairment: Aging to Alzheimer’s Disease.
Oxford Press.
Petersen, R.C. (2004). Mild cognitive impairment as a diagnostic entity. J Intern
Med, 256,183-194.
Schubert, C.C. et al. (2006). Comorbidity profile of dementia patients in primary
care: are they sicker ? J Am Geriatr Soc, 54(1), 104-109.
Taillefer, D., Boudreault, D. (en préparation). Le Protocole d’évaluation de la
vulnérabilité dans la démence: sa précision en pratique psychogériatrique communautaire.
Cliniques gériatriques de la mémoire.
* Adaptation de: L'éclaireur, 9 janvier 2012. Par Paul-André Parent. Santé/Société - Publié le 9 janvier 2012 à 09:02. (http://leclaireurprogres.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=221586&id=1017&classif=Nouvelles).