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Maladie d’Alzheimer, comorbidité et vulnérabilité

En psychogériatrie, la comorbidité peut se définir comme la présence simultanée d'un ou plusieurs troubles reliés ou non à une maladie primaire, notamment la maladie démentielle et de l’influence de ces troubles sur celle-ci. Les principales comorbidités sont la haute tension artérielle, le diabète, les maladies cardiaques, le tabagisme, les maladies pulmonaires obstructives chroniques, l’insuffisance rénale, les déficits sensoriels et l’alcoolisme. Une comorbidité mal ou non contrôlée rend la personne vulnérable.

De façon générale, les personnes vulnérables sont celles qui sont menacées dans leur autonomie, leur dignité ou leur intégrité, physique ou psychique. La vulnérabilité peut résulter de l'âge, de la maladie, d’une infirmité ou d’une déficience physique. Les personnes âgées sont souvent considérées comme des personnes vulnérables. Avec l'âge, les individus ont tendance à acquérir des attributs qui les définissent comme vulnérables particulièrement lorsqu’ils témoignent d’une perte d’autonomie cognitive conséquence, par exemple, d’une maladie d’Alzheimer. La notion de vulnérabilité chez la personne vieillissante est également assimilée au concept de « fragilité ». Cette fragilité peut être latente ou patente. Elle peut se définir comme « une vulnérabilité physiologique liée au vieillissement, conséquence d'une altération des réserves homéostasiques et d'une baisse des capacités de l'organisme à répondre à un stress ». En raison de maladies chroniques multiples et des effets du vieillissement, un sujet âgé devient « fragile » lorsqu’il est exposé à des syndromes gériatriques, notamment les chutes, l’incontinence, la confusion, la déshydratation ou la polymédication. Il sera alors particulièrement vulnérable lors de la survenue de stress somatiques ou psycho-sociaux. En ce sens, le syndrome de fragilité réfère au risque permanent de décompensation fonctionnelle conduisant à une aggravation de l’état de santé et d’une condition de dépendance. Il se manifeste au plan clinique par une perte pondérale, des difficultés à réaliser les activités de la vie quotidienne, une faiblesse, une fatigue générale et une baisse des apports alimentaires. Une fonte de la masse musculaire ou des troubles du maintien de la posture et de la marche, une baisse de la masse osseuse et un risque de malnutrition y sont fréquemment liés.

Il est reconnu qu’une personne âgée atteinte d’une maladie démentielle (maladie d’Alzheimer…) est particulièrement à risque de développer une condition de fragilité gériatrique si la comorbidité (ses autres maladies) sont mal contrôlées.